Les aberrations optiques

Les amétropies ou défauts de réfraction présentés jusqu'ici sont considérés comme des aberrations optiques de bas degré. Un système optique présente toujours des aberrations optiques. L'oeil présente aussi des aberrations optiques autres que le défaut visuel. Ces aberrations plus ou moins importantes suivant les personnes peuvent être assimilées à des turbulences du faisceau lumineux à l'intérieur de l'oeil.

Une paire de lunettes ne les corrige en principe pas (certaines nouvelles technologies de verres peuvent les diminuer) et peut même en créer. Par exemple, le fait de regarder sur le côté de la lunette ne permet pas une vision nette. Les lentilles de contact produisent moins cet effet, mais ne peuvent également pas compenser totalement les aberrations oculaires. Ceci se traduit par une perte de la qualité visuelle avec diminution des contrastes, la vision de halos ou de traînées (comète) lors de la visualisation d'un point lumineux. Cette observation se fait plutôt en vision nocturne et chez des personnes à pupille large. Cette dernière compense bien ces phénomènes en général.

Ces aberrations varient dans le temps et avec l'âge. Elles sont induites notamment par une modification des indices de réfraction des différentes parties des milieux optiques de l'oeil, un alignement imparfait de ses optiques, une surface parfois irrégulière des optiques. Un aspect dynamique avec l'accommodation est également présent. Certaines d'entre elles semblent même utiles et permettent une vision des profondeurs de champs.

Actuellement il est possible de mesurer et quantifier l'importance de ces aberrations par une technologie issue de l'astronomie. On parle de mesure du front d'onde ou Wavefront. La chirurgie réfractive propose dans certaines situations la correction par laser de ces aberrations si leur présence s'avère importante et gênante pour le patient. On peut même en créer pour augmenter par exemple la profondeur de champs dans la chirurgie de la presbytie.